Evidemment qu’un enfant est aliéné à ses parents, et qu’en cas de séparation, son aliénation va généralement à celui dont il est le plus proche. Un enfant est petit et fragile et il aime ses parents. Il ne connaît que ses parents. Il n’imagine même pas pouvoir vivre sans eux. Comment dès lors pourrait-il imaginer être libre, ou vivre libre ? S’il ne peut être libre, il est forcément aliéné. De surcroît, il n’aura forcément aucune distance d’avec l’éducation qu’il reçoit.
Les éducateurs sérieux vous le diront : l’aliénation est si forte, qu’un enfant défendra son parent tortionnaire, dans la plupart des cas, envers et contre tous. Et comment pourrait-il en être autrement ?
Le terme d’aliénation choque certes. Il choque seulement les esprits qui n’y ont pas bien réfléchi. Qu’il ait été introduit par un esprit malade n’y change rien non plus (Gardner). Si un concept est vrai, il est vrai. Ira-t-on accuser Alfred Kinsey d’avoir raconté n’importe quoi parce qu’il était pédé ? Certainement pas. Il doit être jugé sur ce qu’il a dit, ce qu’il a produit et comment il l’a produit.
Mais les mêmes qui vous feront des explications lunaires sur Richard Gardner, seront aussi les premiers à vous dire qu’il ne faut pas être homophobe, ni en général, ni pour juger des études corrompues d’Alfred Kinsey sur la sexualité dans la société américaine des années 50. Pourtant, s’il s’agit de se donner raison dans ce cas précis, les mêmes « penseurs » dévireront. Ils avanceront que Richard Gardner n’avait pas le bon comportement pour qu’on puisse valider ses idées, et comme Hitler n’aimait pas les glaces à la fraises, il faut que tout le monde les déteste. C’est de ce niveau.
Alors comment des personnes pleines de trop bonnes intentions en sont-elles arrivées à affirmer le contraire ?
Tout d’abord, il faut reprendre un peu l’historique de ce terme. L’aliénation parentale a été un concept récupéré par des pères privés de leurs droits élémentaires par une société misandre, en particulier quand le divorce de masse s’est répandu dans les années 70 en occident. Ces pères qui avaient été nourris d’égalité découvraient brutalement devant les tribunaux que celle-ci ne les concernait pas.
Aidés de quelques psychologues, ils estimèrent plus tard que la notion décrivait assez bien ce que leur famille avait vécu. Ils l’employèrent donc dans leurs conclusions, mais avec très peu de succès au vu des partages de résidences qui s’en suivirent devant les tribunaux.
Or c’était déjà de trop pour tous ces féminisés qui minaient notre société de toute part. Qu’un père puisse obtenir une résidence principale face à une femme aliénante, c’était suspect. Mais qu’un seul père abusif ait pu utiliser ce concept avec gain, contre une pauvre femme, et l’idée leur devenait odieuse. Leur remise en cause n’alla ni vers la personne qui avait jugé de sa validité, ni vers le père qui avait menti. Nous le verrons plus tard, le mensonge a bonne presse chez ceux-là aussi.
S’y est mêlé un autre phénomène que j’ai décrit ailleurs : les prédateurs sexuels savent faire jouer leurs droits mieux que les autres. Ils en ont fait un moyen de défense. Comme ils auraient utilisé d’autres moyens si celui là n’avait pas existé. Des mères abusives aussi se le sont approprié. Seulement pour elles, personne ne s’est inquiété des dégâts qu’elles causaient sur leurs enfants. Le combat contre cette idée a émergé par misandrie. Si des femmes démentes obtenaient la résidence principale de leur enfant, tant mieux. Par contre, si un père abuseur l’obtenait, ce fut que l’idée portait en elle le vice. Et toutes les fois qu’une mère abusive était écartée de son enfant, grâce à ce concept, il fallait l’ignorer. Or combien de fois, ce concept d’aliénation parentale a permis d’écarter une femme folle de son enfant ? Ces associations ont-elles fait le décompte pour peser les avantages et les coûts ? Non car pour ceux-là, une mère ne peut pas être folle. Ils l’excluent de leurs raisonnements. Imaginez l’enfermement.
Se sont-ils également posés la question du pourquoi et du comment nous en sommes arrivés à ces erreurs judiciaires ? Pourquoi n’ont-ils pas constaté les très nombreux mensonges mis en oeuvre par les femmes par avidité afin de servir leurs pulsions lors des audiences ? Mensonges qui ont fini par décrédibiliser la parole même de celles qui ne mentaient pas ? Les non représentations d’enfants jamais sanctionnées, les fausses accusations d’abus jamais sanctionnées, les maltraitances jamais sanctionnées. Combien celles-là ont-elles laissé de traces de sang derrière elles ? Pourquoi ne l’ont-ils pas vu ? Ont-ils seulement compris que lorsque les statistiques étaient publiées sur le sujet, les enfants appelaient allô 119 pour se plaindre majoritairement de leur mère, que cela a toujours été le cas ? Tout comme les infanticides sont le fait principal des femmes, alors qu’ils sont très largement sous estimés malgré leur légalisation durant la grossesse.
Sur ce point, la justice est comme tous ces féminisés. Le mensonge y est anecdotique. Mon Dieu, que se passerait-il si nous savions la vérité ? Il nous faudrait évoluer, nous adapter, et pourquoi pas changer !!! d’opinion sur nos mères…
Ces associations, si soucieuses du bien des enfants, ont donc légitimé les dysfonctionnements de la justice en affirmant que le concept posait problème, et non les évaluations qui avaient été faites par les magistrats. Pécher, c’est manquer sa cible. Combien ces gens la manquent, eux qui font pire encore.
En effet, pour obtenir gain de cause, ceux-là mêlent désormais la question de l’aliénation parentale à la question des placements abusifs dans un gloubiboulga intellectuel dantesque. Où comment délégitimer immédiatement la lutte contre les erreurs de l’administration. Car si l’aliénation parentale est évidente, dire qu’elle n’existe pas, c’est renforcer le système et les décisions qui ont été prises. Pour attaquer le système, il faudrait plutôt montrer comment l’aliénation parentale a mal été évaluée, le cas échéant, plutôt que de nier les évidences. Car comment voulez-vous que des parents se défendent face à l’administration, s’ils sont privés du droit d’aliénation sur leurs enfants ?
Ce point est central à comprendre. La machine à briser les familles, argue que les enfants n’appartiennent pas aux parents. Ce qui est également vrai d’un certain point de vue. Les enfants ne sont pas une propriété des parents. Il ne faut jamais parler de titre de propriété pour des individus. Or ces associations qui disent dénoncer les placements abusifs, vont dans le même sens que l’administration : l’enfant n’appartient pas aux parents, car il ne peut leur être aliéné.
La question n’est pas de savoir si l’enfant doit être aliéné ou pas à ses parents. Comme je l’ai dit en début d’article, il l’est forcément. La question est plutôt comment il doit l’être. A cet égard, les parents doivent respecter deux conditions pour ne pas devenir maltraitants : tout d’abord, ils doivent vouloir l’autonomie de leur enfant, quand bien même il serait aliéné pour l’instant. Deuxièmement, ils doivent garder à l’esprit qu’ils ont fait un enfant avec un partenaire, pour éviter de se l’approprier. Voilà encore là où ces associations favorisent l’abus. Les voilà à estimer qu’une mère qui voudrait s’approprier son enfant de manière exclusive, ne serait pas abusive. Elle l’est cent fois. Et ces gens qui dénoncent les abus de placement, en même temps, on ne sait pourquoi, feraient mieux d’abord de balayer devant leur porte au lieu de vendre leurs merdes d’enquêtes personnelles dans des livres putaclics.
Vous comprenez aussi pourquoi nos luttes échouent depuis tant d’années. Même dans les associations de pères, elles ont été menées par des personnes qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez et qui pouvaient aisément se faire berner par le système administratif. Il faut être un peu plus intelligent que ça. Soit l’aliénation n’existe pas, et les enfants n’appartiennent pas aux parents, et les décisions de l’administration sont toujours légitimes, car elles ont toute latitude pour décider du bien et du mal. Soit l’aliénation parentale existe, et la justice a pour objet de juger de cette légitimité, en punissant les mensonges. Là, les parents ont leur chance devant l’administration. Ils peuvent démontrer en quoi les services sociaux ont pris des décisions pour leurs enfants qui ne les concernaient pas.
Ici comme ailleurs, l’aveuglement du féminisé fait des ravages. Le pauvre type qui croit défendre les pauvres mères, contribue à les enfoncer : « Mais oui, vous pouvez y arriver seules mesdames. Mais oui, je peux remplacer le père qui n’est pas là (même argument que l’administration), mais oui, je peux prendre en charge votre sécurité, mieux que ne le ferait votre ex mari, forcément un tortionnaire. Mais oui, vous n’avez pas d’efforts à faire, je pallie tout. » Typique de l’enfermement de l’enfant avec sa mère. Car il s’agit bien de cela. Une armée d’adultes immatures qui légitiment l’abus de femmes toutes aussi immatures qu’eux. Tu m’étonnes qu’ils ne veulent pas envisager que l’abus existe ! Eux-mêmes en ont été victimes. Et la décompensation qui suivrait leur prise de conscience, les plongerait forcément dans la dépression, au risque de les faire grandir. Ils ont choisi leur camp, celui du tout petit qui veut jouer les gros bras face à papa. Ridicules.
Oh et la dissidence qui se paye une bonne tranche de complaisance, et de revenus, juste pour faire partie du camp des justes, et qui accueillent ce genre de pantin. Le métier de journaliste a sombré, pas seulement dans les médias traditionnels. Partout où je me tourne, je n’entends plus les questions qui dérangent. Peut-être très rarement sur TV liberté ou ER, mais toujours moins qu’un média traditionnel, où au moins, quand on invite un « ennemi », on a le bon goût de se rappeler les bases du métier. L’entre soi, la complaisance, le schéma identique que l’on croit dénoncer par ailleurs. Pauvre époque de féminisés enfermés dans leur enfance et ignorant la toute puissance maternelle qui les guide, attendant de l’état nounou qu’il ne sanctionne jamais une femme mais qu’il ne soit pas trop abusif quand même. Enfin franchement, n’y-a-t-il pas d’autres personnes sur qui taper plutôt que sur la tête de pères qui ont été minutieusement pourchassés en france depuis plus de 50 ans et tout cela pour émouvoir à bon compte les imbéciles ? Vont-ils un peu grandir ceux-là qui nient la base, qu’une mère puisse être abusive ? Et vont-ils arrêter enfin d’abuser les enfants qu’ils disent défendre, lorsqu’ils légitiment les erreurs administratives, ou des femmes psychiquement dérangées ?
L’excès nous guette à tout instant dans ces affaires émotionnelles. Même un avocat qui a compris comment s’attaquer à ce système de dépossession, n’arrive pas à s’empêcher de plaquer la question de la pédomaltraitance sur la question de la soustraction d’enfants par l’administration. Il confond également pédomaltraitance et éphèbophilie, pour mieux soulever les consciences. A-t-on réellement besoin de tels procédés pour condamner une usine à prostitution pour mineurs gérée par l’état ?
Chaque fois qu’un excès est commis dans la lutte, je veux dire par là qu’un mensonge est propagé au nom de la bonne cause, c’est la légitimité elle-même de la cause qui est attaquée. Qui trop embrasse mal étreint. Si le peuple n’est pas outré par la situation dans les ASE alors qu’il a tous les moyens de la connaître, alors il n’y a plus rien à faire pour le peuple. Par contre, ce peuple peut aisément se dédouaner de ses impératifs moraux si les éléments de preuve qui lui sont donnés à voir ou à entendre, sont mélangés avec des erreurs, des imprécisions et des excès. S’il ne l’a pas encore compris, voilà pourquoi Karl 0 n’est pas assez entendu. Une personne peu au fait de ces sujets peut estimer qu’il y a abolition du discernement chez lui, qu’il en est impliqué au point d’en être devenu aveugle, que les cas personnels lui cachent les réalités générales, quand bien même il arriverait beaucoup mieux à se contenir que dans ses débuts.
Il n’est pas possible de lutter contre l’abus en donnant l’image soi-même de l’abus en étant abusif. Pourquoi ces questions passionnelles sont-elles défendues par des personnes qui maîtrisent mal leurs passions et donnent justement l’image de personnes instables ? Certainement parce que les engagements des uns et des autres proviennent de blessures personnelles mal digérées. Mal digérées signifie incompétence pour le public. A juste titre.


J'y t'envoie une lettrinfo par saison
Laisser un commentaire