L’impensé familial en économie

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Dans la salle, tout le monde est sans emploi, tout le monde est vieux, tout le monde est blanc. Les hommes sont légèrement surreprésentés. Ils ont les doigts noueux pour avoir travaillé dans des métiers manuels ou bien ils maugréent contre la société qui ne veut plus d’eux dans des métiers qualifiés, ou encore, ils n’ont pas supporté les exigences absurdes de leur milieu : après 30 ans dans un métier, ils se « réorientent ». Une femme a travaillé toute sa vie. Elle attend sa retraite l’année prochaine. Les autres n’ont pas l’air de fainéantes. Par « déformation professionnelle », je me mets à regarder les annulaires des uns et des autres. Sur les dix personnes présentes, pas une seule personne n’est mariée. Faut-il des mariages d’amour dans notre société, ou bien arrangés, ou bien forcer les gens à se marier ? J’ai bien ma petite idée sur la question, mais tel n’est pas mon propos ici. Je voudrais plutôt partir de ce constat : les exclus sont célibataires. Du SDF au chômeur de longue durée, ou en fin de carrière, le célibat est la marque d’un échec économique, bien au-delà de la question familiale. L’indépendance individuelle qui nous a été vendue a un relent de mensonge.

Il faut dire que la théorie économique ne nous aide pas. De l’individu roi, qui saurait se débrouiller tout seul et qui apparaît souvent plus riche en moyenne dans les statistiques s’il est intégré socialement et s’il n’a pas d’enfants, à la notion de foyer qui confond absolument tout, en passant par la théorie féministe qui voit dans les mères des unités de production non rémunérées, et plus généralement, les théories qui imaginent les familles comme des unités de production qui seraient en négociation entre elles et avec la société, nous ne voyons pas l’éléphant dans le couloir. La famille n’est pas une unité économique. Elle est en même temps anti-économique dans son fonctionnement et la condition de l’économie.

Or avec un mépris qui force le respect dans sa constance, les politiciens et les économistes ont traité la famille comme d’une évidence. Pour preuve la relation à l’immigration des uns et des autres, qui a toujours été vue comme positive, sauf pour quelques marxistes avec leur idée « d’armée de réserve du capital », idée qui a été bien vite abandonnée au moment où le capitalisme a triomphé. Désormais, l’extrême gauche est la plus ardente défenderesse de l’immigration de masse. Et même pour le marxiste des origines, il ne s’agissait pas tant de défendre la famille, que le travailleur. La famille était perçue avec distance, voire dédain.

Je m’entends, quelques statistiques viennent de sortir récemment, et tendent à prouver qu’il pourrait y avoir des effets délétères quant à l’immigration de masse. Mais aucun modèle économique pour l’appuyer, ni aucune réflexion plus large. En ce qui concerne nos politiciens, un travailleur immigré équivaut bien à un travailleur français, que ce soit pour le dénoncer parce qu’il porterait concurrence aux autochtones, ou au contraire, le célébrer pour ce qu’il apporterait de richesse à notre nation.

La théorie économique elle, a du mal à sortir d’un cadre entièrement planifié ou entièrement libéral. Dans l’économie planifiée, il suffit de décider et la logistique suivra. Dans l’économie libérale, il suffit de laisser faire les individus et la logistique suivra. La famille n’est qu’un des aspects de cette logistique. Mais les familles ne suivent pas forcément, ni les décisions gouvernementales, ni lorsqu’elles sont exposées aux affres de la concurrence. Mon devoir est d’être méchant à ce point de mon raisonnement, pour éveiller le lecteur douteux de l’intérêt d’une telle question dans notre monde si matérialiste… La réussite économique et scientifique du nazisme a été permise en dehors du cadre libéral et communiste. Le socialisme nazi s’est aussi passé d’immigrés. Par contre, il s’est bien gardé d’attaquer les familles.

Voilà un point qui a mis en difficulté nombre de défenseur du récit lénifiant des vainqueurs de la seconde guerre mondiale. La nazisme ne pouvait avoir réussi socialement. Alors se sont-ils mis à nous expliquer que cette idéologie avait adopté un modèle prédatoire pour survivre. « L’espace vital » en a été sa matérialisation propagandiste. C’est vrai. Mais cela n’explique pas comment une société au fond du trou, s’est redressée aussi rapidement. Ma théorie là-dessus, je l’ai déjà abordé ailleurs, je l’assoie sur le désir des femmes d’installer un homme fort au pouvoir après des années de souffrance immense. Et cet homme fort en retour, a favorisé les mères. Ce retour tribal s’est certes terminé par une guerre et une destruction totale. Pourtant, il n’est pas possible de nier la mécanique de vie qui a été à l’oeuvre à cette époque. Il faut pouvoir la distinguer d’une mécanique de mort qui a effectivement engendré la guerre et l’affrontement.

Cette mécanique de vie, c’est la famille (le film « le ruban blanc » l’aborde comme tel en négatif, preuve que les artistes sont souvent en avance sur les chercheurs). Ce concept central de l’économie n’occupe pourtant aucune place sérieuse dans l’économie sauf pour être dénoncé. Sur ce point, l’approche la plus intéressante vient encore de gauche avec son capital social. Le capital social n’est pas tellement propre à la famille pour la gauche. Il est le fruit d’un environnement. A moindre mal, peut-on avancer que cet environnement est d’abord familial…

Or ce capital social n’est pas encensé. Il est vu négativement comme permettant la reproduction des élites de manière injuste. Le but d’une société saine serait d’octroyer à tous les individus d’une société donnée, ce fameux capital social, ou bien carrément de le supprimer parce qu’il ne reposerait que sur des codes discriminants et inutiles. Notre école a longtemps hésité entre ces deux approches. Elle a d’abord tenté de transmettre ce capital dit « bourgeois ». Désormais, elle s’y attaque. Le nivellement par le bas est devenu une évidence, comme d’un constat, ou comme d’une revendication. L’orthographe et les mathématiques, deviennent progressivement discriminatoires dans ce cadre. Toute exigence est évacuée au profit de l’épanouissement personnel de l’élève (féminisation).

Si des bourgeois n’avaient pas concouru à édifier de telles inepties intellectuelles, ils se seraient bien vite aperçus que même les pauvres étaient détenteurs d’un capital social, parfois plus élevés selon leur domaine de compétence, que les dits bourgeois. Mais seul le savoir bourgeois avait droit de citer comme maître étalon. Or chaque famille est détentrice d’un capital social précieux qu’elle transmet à ses descendants, souvent à son corps défendant. Si elles ne se reproduisent pas, ce capital est perdu, et il ne se retrouve pas d’un coup de baguette magique grâce à l’immigration. L’immigré a déjà fort à faire pour s’intégrer. Il fait sien ce capital social progressivement, ou plutôt il développe un capital social mixé avec celui de ses origines. Une chance ? Oui. Pour peu que la société en question garde une colonne vertébrale et que les échanges avec les éco-systèmes étrangers restent mesurés. Désormais, ils ne le sont plus.

Cependant, soyons justes. L’immigration n’est pas à la source de l’explication de nos problèmes. Un pays comme le Japon l’empêche, et connaît pourtant des problèmes identiques aux nôtres en termes de stérilité. La famille semble également s’y disloquer. Plutôt que d’accuser l’immigration, je pense devoir dire que l’économie libérale et l’économie planifiée sont entrées dans le modus vivendi de nos intimités, que les familles ont été négligées, et qu’elles dépérissent, entraînant vers le bas l’économie même à laquelle elles se sont soumises.

Plus précisément, l’économie libérale favorise le développement individuel, alors que la famille nécessite l’acceptation de contraintes personnelles. L’économie libérale favorise l’éclatement des familles à travers un espace économique de plus en plus large, lorsqu’une famille a besoin de proximité. L’économie libérale est juste. La famille est injuste, non démocratique. L’économie libérale pense en termes monétaires et de travail rémunéré. La famille fonctionne sur le don gratuit d’amour. Le libéralisme pourrait faire prospérer les familles. Encore faudrait-il qu’il ne s’applique pas aux femmes et aux enfants.

L’économie administrée ne fait pas mieux. La chine par exemple a planifié un suicide démographique au moment même où l’économie capitaliste qu’elle promouvait, devait nécessairement aboutir à une réduction des naissances dans les familles. L’aide sociale à l’enfance en france enferme et permet la prostitution de mineurs dont les parents sont innocents de crimes bien établis. Voilà une des victoires de notre « évolution ». La loi interdit la fessée pour mieux emprisonner les délinquants ou regretter les dégâts sociaux d’une mauvaise éducation. Elle force à des vaccinations inutiles voire néfastes, puis interdit toute remise en question au nom du maintien de l’ordre, et du maintien de la croyance sociale en place, ici progressiste. L’espérance de vie n’augmente plus, l’état sanitaire des populations décroît. En somme, l’économie planifiée a la prétention de diriger et d’intervenir dans un domaine où ses grandes idées se révèlent inefficientes. Plus généralement, l’économie administrée contrôle et brime les parents, avec l’idée que les familles devraient transmettre les valeurs qui l’intéressent. Ce faisant, elle empêche les familles de se reproduire correctement et de développer un capital social qui leur est propre.

Pris entre ces deux étaux, la famille moderne a bien du mal à se faire une place. Je m’entends, la famille possède ses propres faiblesses. J’ai bien assez dénoncé sur ce site, les conséquences d’un retour à la tribalité. Mais la persécution des familles n’exclut pas forcément un retour tribal. Au contraire, le capital social de civilisation s’étiolant, la décadence permet à des comportements grégaires, que nous croyions disparus, de revenir. La corruption et le phénomène mafieux se renforcent dans nos sociétés qui les avaient cru à jamais disparus/marginalisés.

Je l’ai dit ailleurs. Il n’y a pas plus riche qu’un système fermé. L’éco système social ou naturel, protégé de toutes menaces, développe des formes de vie inédites. Mais il devient fragile face à une agression externe. Une famille, comme une société, comme un individu, comme un système immunitaire, doit nourrir des relations mesurées avec « l’étranger ». De nos jours, l’immigration de masse dissout notre société, et nos familles également. Les personnes qui ont un capital social monnayable très rentable, sont poussées à partir à l’étranger, tandis que par homéostasie, des individus à faible capital social viennent s’agréger à notre communauté égalitaire. Notre société s’indifférencie, tandis que la diversité n’y a jamais autant été célébrée.

Mais revenons-en à des considérations plus personnelles. Que se passe-t-il quand la famille se délite pour un individu et pour l’économie ? Un divorce, c’est une existence qui perd son sens pour l’homme. Je suis croyant. Mon existence ne dépend pas principalement de mon statut familial, ni social, ni économique. Je reste une exception dans cette société, quand bien même tous les croyants réussiraient à mettre leur foi en premier plan. L’homme célibataire peut se raconter tout un tas d’histoires pour survivre psychiquement. Pratiquement, il paye une pension alimentaire pour une famille dont il ne fait plus partie, ni matériellement, ni symboliquement, ni psychiquement. Sans parler de l’omnipotence maternelle, notre société poursuit sans relâche toute velléité patriarcale.

Vous me direz que des pères divorcés ont leur place dans leur famille après une séparation (sic). De moins en moins au fur et à mesure que les générations de filles mères se reproduisent. En vérité, ils ne sont souvent que des paravents de pères. Ils se gargarisent d’être importants pour leurs enfants, par ignorance, en attendant d’être éliminés lorsque la société aura suffisamment « évolué » vers un avenir meilleur où parent 1 et parent 2 seront indifférenciés ou dépassés.

Pratiquement, ces hommes séparés ne savent plus pour quoi travailler ni pour qui, à part eux. Surtout qu’avant leur séparation, ils pouvaient s’être déjà mis sous l’influence de leur femme sur laquelle ils calquaient tous leurs avis et tous leurs comportements, là encore sous couvert d’évolution. Ils finissent aussi par ressentir le système d’imposition socialiste comme injuste, au seul bénéfice des femmes. A l’extrême, ils se réjouissent de devenir des assistés, ce contre quoi la société se prémunie en érigeant de fermes barrières (par la punition juridique assise sur le concept « d’organisation d’insolvabilité » par exemple, ou par l’ostracisation sociale des célibataires). Système de soutien étatique ou pas, ils ont intérêt à se débrouiller de leur côté, sans le poids de la société qui les freine injustement. Ils prennent parfois femme, souvent rien de sérieux. Si c’est sérieux, c’est sur la base de leur médiocrité personnelle, c’est à dire de leur incapacité à vivre de manière autonome sentimentalement. Autant dire qu’ils donnent vie à des familles fragiles. Il existe des exceptions.

En résumé, l’homme landa, sans famille, n’a plus intérêt à s’investir dans l’économie socialiste et anti-patriarcale. La fille-mère n’a plus le temps d’y participer pleinement. Alors que toute la société de l’individu roi avait promu de tels comportements, ils s’avèrent que ceux-là s’opposent à elle.

A l’inverse, la famille unie structure l’économie. Les enfants augmentent la propension à dépenser, à s’investir pour le bien commun, à encourager la société positivement. L’intégration sociale donnée en exemple débouche sur l’intégration sociale des enfants, et des phénomènes d’adaptation. L’immigré doit s’adapter dans la violence, à une société qui lui demeurera partiellement étrangère. Au contraire, l’enfant a le temps de relativiser et d’enrichir son capital social pour permettre à la société d’aller plus loin, grâce à l’amour qu’il reçoit. L’abnégation de l’individu parent n’est possible qu’en compensation d’une intégration familiale. Sans elle, son monde se délite. L’économie a besoin d’enfants formés par des parents qui leur ont transmis des codes, des savoirs, un capital économique, une philosophie de vie éprouvée par des siècles de crises dépassées. La génération spontanée de génie n’existe pas. Elle est le fruit d’une longue tradition familiale stable, comme dans la famille Bach. Ce qui est vrai pour la musique est vrai pour tous les métiers, tous les arts, toutes les passions.

Il est encore dit en économie que l’économie serait le fruit d’intérêts négociés. Rien de plus faux. L’échange est le fruit d’intérêts négociés. Et l’échange produit de la richesse. Mais l’échange n’a lieu qu’entre passionnés. Ce sont les passions qui dirigent l’économie, ce que la publicité ne sait que trop bien. La passion pousse au travail, à l’innovation, à la découverte, à l’implication, à l’achat. Or l’économie de la passion est encore à inventer. Seuls les publicitaires ont touché du bout du doigt ce qu’était réellement l’économie. « L’intérêt » n’est que le résultat d’une négociation complexe et obscure qui a pour origine la passion. Au lieu de s’intéresser aux résultats de l’économie, ce qui n’a aucun intérêt intellectuel, ni pratique, l’économie devrait s’intéresser aux passions des individus. Elle ne pourrait plus ignorer longtemps le rôle central de la famille. Une vraie politique économique devrait partir de là : non pas favoriser la liberté individuelle, mais la liberté familiale.

Une vraie économie partirait des ressorts psychologiques des individus, ressorts assis sur un vécu familial. Chaque attaque contre LA famille serait alors perçue pour ce qu’elle est vraiment : une attaque contre les individus et contre l’économie d’un pays dans son ensemble. Chaque attaque contre le père qui transmet plus qu’un simple « patrimoine » deviendrait tabou. Nous voyons l’état de déliquescence de notre société à ce qu’elle s’évertue à attaquer le père et la famille dans son ensemble, non pas à les remettre en question, mais bien à les détruire.

Pas plus triste pour la société et l’économie que de voir des hommes et des femmes célibataires quand ils devraient être mariés. Je ne veux pas jeter l’opprobre sur ces personnes. Je ne connais rien de leur histoire d’ailleurs. Seulement, quand la société essaie de les réintégrer en leur trouvant du travail, sans se pencher sur leur situation familiale, elle-même héritée de lois sociales, elle veut vider l’océan avec un dé à coudre. Comment pourrait-elle réussir avec des personnes qui n’ont plus de famille à défendre, ou une famille amoindrie, qui n’est qu’entraves dans leur situation ?

A gauche comme à droite, le traitement de cette lèpre sociale, n’a ni queue ni tête. Les progressistes détruisent la famille, en en promouvant des modèles dysfonctionnels, puis ils tentent de soigner les effets de leurs politiques à coups de subventions et de suivis sociaux inefficients et même problématiques (j’ai déjà évoqué l’ASE dans cet article, c’est aussi vrai dans l’école en général, ou avec la politique des logements sociaux etc…)

Mais la droite française actuelle et sa brutalité n’est pas plus heureuse. « Laissez les gens se débrouiller » clame-t-elle. Si la droite ce contentait de cela, peut-être aurait-elle plus de légitimité. Loin de là, elle est trop heureuse de stigmatiser l’exclu dès qu’elle en a l’occasion, de le stigmatiser socialement et en utilisant le fer collectif. Elle ne cherche pas à s’attaquer aux riches qui organisent l’immigration, elle préfère dénoncer l’immigré. En cela, elle offre un pont d’or à la gauche pour lui permettre de continuer à sévir. Elle ne cherche pas non plus à prendre en compte la complexité de la réalité des handicaps physiques, sociaux. Pour toute solution, elle refuse d’envisager que cette réalité puisse exister : « ils n’ont qu’à faire comme moi » entend-t-on souvent dans la bouche d’un imbécile de droite.

Un imbécile car ce « moi » qu’il prononce est une sentence qu’il prononce contre lui puisqu’elle le place au centre de l’univers, comme si l’univers entier tournait autour de lui. Voilà qui a la prétention de donner des leçons au monde : une personne qui croit que le monde, c’est lui, et qui n’est pas sorti de son avidité infantile. Et pour ce qui concerne le chômage, son domaine de prédilection puisqu’il est très « intégré » professionnellement parlant, c’est là où il se révèle le plus bête. Sous couvert de lutte contre la fraude sociale, il cherche à faire peser sur le chômeur le poids de sa situation. Pour le droitard, ce chômeur devrait accepter n’importe quel travail pour s’intégrer et gagner de l’argent (c’est à dire en vérité, un travail avec le moins de qualifications possible). On devrait lui couper les vivre sinon. Faisons redescendre le droitard de son nuage. Imaginons que ce chômeur en ait la possibilité, qu’il soit qualifié pour le poste, qu’il soit apte physiquement (parce que les métiers peu qualifiés sont souvent aussi les plus durs physiquement), qu’il ait assez d’argent pour aller jusqu’à son lieu de travail, qu’il puisse s’occuper de ses enfants en même temps ou gagner assez d’argent pour les faire garder, qu’il puisse tenir médicalement dans la longueur, faudrait-il vraiment qu’un chômeur prenne n’importe quel travail avec pour conséquence un appauvrissement social généralisé (pression à la baisse des salaires dans un système ouvert à l’immigration), un retour de l’esclavage et une mise en concurrence avec des crève la faim venus d’autres pays, miséreux que des employeurs très travailleurs mais peu scrupuleux font venir de la terre entière pour éviter d’avoir à se remettre en question sur leur rentabilité et les conditions de travail qu’ils offrent à leurs employés, miséreux qui les arrangent bien même si 3 autres qu’ils ont fait venir, ne s’intégreront jamais à notre société. Ces gens qui disent souvent être capables de s’adapter à tout, ne sont surtout pas capables de s’adapter à la société dans son ensemble dont ils ignorent presque tout, ni de prendre en compte sa complexité. Ils ne sont pas avares de solutions pourtant. Il faut les voir terminer leur carrière pitoyablement, estimant qu’ils ont droit aux aides qu’ils dénonçaient précédemment, parce que « eux » ont travaillé. Comme si l’existence et l’histoire des autres n’était pas légitime. La personne de ma famille la plus arquée contre les « profiteurs », a coûté plusieurs millions d’euros au système de santé français dans sa vieillesse. A la fin, il baissait la tête pitoyablement. Le droitard en france n’est pas de droite. C’est un jaloux de gauche.

Détruire la famille, c’est s’exposer à devoir gérer des situations ingérables. L’exclu socialement, l’est d’abord familialement. J’entends que dans l’absolu, tout le monde peut s’en sortir. Dans l’absolu seulement. Dans la réalité, c’est parfois les plus honnêtes qui sont exclus de cette société corrompue. Sans aucun jugement moral, le politicien qui ose dénoncer les chômeurs fainéants, n’a jamais travaillé réellement. L’argent dans notre société, se gagne souvent par prédation. Il n’y a qu’à songer aux mœurs des grandes entreprises, et à ce que nous fait subir les usa. Il n’y a qu’à songer à l’existence de tous ces métiers inutiles dans les grandes entreprises, aux systèmes de promotion mis en place sur l’obéissance et ne nécessitant aucune compétence, à la captation de l’argent public par les industries pharmaceutiques, le btp, certains fonctionnaires. Par contre, le chômeur, lui, devrait agir avec justice, et s’intégrer à la société quel que soit son vécu. Il y a là une forme de sacrifice girardien, une rapacité qui ne dit pas son nom.

Le vernis de l’honnêteté craque s’il est regardé de trop près. Il est bien dangereux de vouloir faire de la morale et de ne vouloir l’appliquer qu’aux autres. Notre société veut se donner des airs de vertu. Elle n’en a pas un échantillon sur elle, surtout qu’elle n’est plus fondée sur le Christ. Le retour de la morale dans le débat publique a ceci d’inquiétant qu’il tombe à côté de l’essentiel. Quand une association catholique défend la famille, elle ne défend pas tant la morale, que la société et le droit naturel. Que ce combat soit perçu comme un combat religieux et moral en dit long sur le matérialisme religieux de notre époque.

Vous voulez lutter contre le chômage et la désintégration économique d’un pays, ouvrez un site de rencontre sérieux, interdisez le divorce, mariez les gens de force ou au premier regard, développez les relations d’amour dans votre famille et dans la société. Faites que les gens aient envie de faire des efforts pour ne pas simplement survivre. Toutes les autres solutions matérialistes sont des archaïsmes de sociétés finies.

La famille ne pouvait survivre dans un tel environnement matérialiste pétri de réflexes survie, car la famille coûte. La famille est anti-économique. Elle demande du temps, des dépenses à perte, d’arrêter de travailler pour gagner du fric. Elle est inutile. Et pour la préserver, il faut une conscience de son importance, et des décisions éclairées pour la défendre. Seul un réflexe grégaire nous a maintenu à flots. Nous sommes loin d’une décision éclairée qui nous ferait sortir de notre stérilité collective par le haut.

Historiquement, la « mère » a résisté à toutes les attaques, même féministes, jusqu’il y a peu. Désormais, la stérilité gagne. L’archétype maternel et sa puissance ne suffisent plus à enrayer le mouvent mortifère. Les hommes ont abandonné et ils ont été abandonnés. Les féministes se voulaient rassurantes. Désormais, elles justifient ce mouvement de stérilité (child free etc…). La mère est en train de suivre. Bientôt nous n’aurons plus que des prostituées pour filles, ou des paumées.

Il est des erreurs qui mettent des siècles à se rattraper. Confondre famille et économie, en oubliant la spécificité et l’importance de la famille, a été l’une de celle-là. Toute notre science économique passée parle contre nous, aussi bien celle de droite que de gauche. Tout est à repenser, du concept de richesse à celui même d’économie. L’économie capitaliste a vaincu. C’est un fait. Les hommes ont disparu d’avoir trop bien réussi dans les sciences ou en économie. Tout retour en arrière socialiste est impossible ou débouchera sur des violences encore peu imaginables. Il nous reste à prendre en main nos existences, et à assumer les conséquences d’un monde où nous avons le pouvoir de choisir notre avenir.


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