D’un naturel phallocrate, je regardais avec scepticisme les grosses se trémousser dans ma jeunesse. Je ne comprenais pas qu’elles voulussent faire du sport. Je n’en voyais ni l’intérêt pour elles, ni pour le Sport. Voilà pourquoi j’ai d’abord écrit à ce sujet sur le ton de la moquerie : «Ira-t-on jusqu’à nous obliger à regarder des matchs de filles ? » ou encore « Gérard et le football féminin ». Je n’arrivais pas à prendre ce phénomène au sérieux.
Et puis et puis… la société a suivi immanquablement la pente de ses croyances. Les prêtres de cette religion ont imposé au téléspectateur le sport féminin. Celui-ci est en bonne place dans la grille des programmes de france télévision, et même de l’équipe. Moi-même j’ai dû en regarder quelques minutes, en zappant, par curiosité, ou coincé chez quelqu’un. Je dois reconnaître que ce n’était pas ce que je m’imaginais.
Passons rapidement sur la nécessité de faire du sport pour les grosses. Oui, le sport est utile aux femmes et à la société. Une femme bien dans son corps est une meilleure mère. Elle portera les enfants plus facilement. Elle apprendra aussi l’effort, et les limites, et toutes ces qualités qui sont attachées au sport, et qui lui serviront à prendre soin de son mari. Alors pourquoi le sport féminin est tout de même une incongruité pour la société, pourquoi les femmes y sont dominées par les hommes et pourquoi elles finissent par lui ôter toute noblesse ?
D’abord, le plus évident : les femmes sont dominées par les hommes dans le sport. Les compétitions mixtes, individuelles ou par équipe, voient la victoire des hommes quand il s’agit de force physique ou d’intelligence spatiale et guerrière. Les sélections nationales de foot féminin se font systématiquement écraser par les moins de 15 ans. Les transgenres hommes qui trichent et participent aux compétitions féminines, démolissent les femmes alors qu’ils n’appartiennent même pas à l’élite masculine. Un des exemples les plus flagrants étant celui de ce boxeur algérien qui a gagné les jeux olympiques en démontant ses adversaires féminines. Que se passerait-il si un match de rugby était organisé entre hommes et femmes, et qu’il était demandé aux hommes de vaincre dans n’importe quelle condition… Physiquement, tactiquement, stratégiquement, collectivement, les hommes dominent les femmes en sport. L’idée qu’hommes et femmes seraient sportivement sur un pied d’égalité démontre à quel point une société peut s’aveugler et perdre pied avec la réalité, entraînée ne cela par des individus dont l’équilibre psychique n’est plus certain, ici pour des questions égalitaires d’indifférenciation.
Il n’empêche. Nous regardons parfois des compétitions de seconde zone avec plaisir. Nous observons les jeunes avec intérêt, même si leur niveau n’est pas celui de l’élite. C’est exactement ce qui se passe avec le sport féminin. Mais voilà aussi ce qui pose problème.
La compétition de sport est agréable à regarder au-delà de ses aspects techniques ou stratégiques. Sa dramatique dépend d’un match particulier, et d’un contexte particulier, qui n’a pas forcément à voir avec le sport lui-même, le sexe ou l’âge des uns et des autres. La confrontation, l’effort, les personnalités attachantes ou répulsives (qu’on aime détester), l’esprit d’affrontement sont les mêmes quels que soit les joueurs.
Pourtant le sport féminin saborde un élément crucial de la civilisation : la notion d’excellence. Ou plutôt la notion d’absolu. Tout devient relatif quand un milieu se féminise, ici comme ailleurs. Les femmes demandent que des critères relatifs leurs soient appliqués. Dans le sport, il ne faut plus juger leurs matchs selon les critères de l’élite, mais selon leur niveau relatif. Peu à peu s’immisce dans les esprits que l’excellence n’a plus cours, et qu’elle est même inutile. Voyez, il suffit d’avoir un match de femmes à regarder pour être heureux et prendre du plaisir ! C’est vrai. Mais peu à peu, disparaît aussi la notion de dépassement, ou plutôt, elle devient relative au match regardé, pas à n’importe quel match. Il ne s’agit donc plus de regarder une compétition, mais des matchs pris un à un. Dès que les matchs sont jugés les uns par rapport aux autres, l’édifice se délite.
Force est de constater qu’il manque alors « quelque chose ». Et ce quelque chose est justement l’esprit sportif par excellence, celui du dépassement. Voilà encore pourquoi les femmes ont besoin des hommes dans le sport, l’exemple des hommes lorsqu’elles veulent progresser, que ce soit en regardant des matchs d’hommes ou en ayant des entraîneurs hommes (ou des entraîneurs femmes formées par des hommes). Parce qu’il n’y a pas de relativité pour les hommes, il n’y a qu’absolu. Cet absolu comble le manque féminin.
Je l’ai remarqué in situ. Les femmes sportives qui s’engagent vraiment regardent toujours vers les hommes, que ce soit par atavisme, ou nécessité. Les autres ne trouvent pas de sens à leur pratique, ou bien participent à un club qui a pour but de les socialiser, de fréquenter des hommes, plus que d’entrer en compétition.
La danse échappe à cette règle. Et pour cause, la danse n’est pas une compétition. Elle est une expression artistique et esthétique corporelle. Comme toutes les expressions corporelles et esthétiques, elle n’appartient pas au domaine de la compétition sportive stricto sensu. S’il y a une manière d’entreprendre au féminin, il y a aussi un sport féminin qui n’a rien à voir avec le sport tel que les hommes le pratiquent. La danse demande les mêmes efforts, exige aussi une forme de compétition, mais la notion d’adversaire ou de concurrence y est reléguée au second plan. Elle doit même être invisible pour que la danse soit belle. La musique aussi subordonne la compétition à l’art. Voilà pourquoi des femmes féminines y sont plus à l’aise, malgré toutes ces contraintes physiques dans l’exercice qui devraient avantager les hommes.
La notion de « sport » telle que je la développe dans cet article, je l’assoie plutôt sur une compétition physique. Dans le cadre de cette définition, il serait ridicule d’y inclure les femmes. Comme dans l’armée, à des postes de combat, leur intégration soulève le bon sens. Personne n’a envie de voir des femmes se battre et se détruire au rabais, elles qui auront à procréer. Les voir se détruire et se battre, c’est accepter un suicide civilisationnel, bien au-delà de la seule question du dépassement ou de la bonne allocation des moyens humains. Or le pire, c’est qu’on s’y habitue, comme pour n’importe quelle perversion.
Je l’ai remarqué pour moi, le regard et l’esprit trouvent de plus en plus normal l’absence de compétition, à force de regarder des matchs où la compétition a été dévoyée. Les exploits individuels ressortent, je l’ai déjà dit, la dramatique est là. Et ce qui est décadent devient norme. L’esprit est toujours prompt à se laisser aller, à abandonner ses responsabilités au profit d’un relativisme qui dégage l’homme de ses devoirs. Promouvoir le sport féminin, c’est pour l’homme un moyen de se dire : « Finalement qu’importe l’engagement puisque n’importe qui peut faire le boulot à ma place. »
Si ma remarque pourrait paraître anecdotique ou exagérée, elle ne l’est pas. Dans le travail le même principe de relativisme est en train de s’imposer. Résultat : plus personne ne fait son travail, ou pour être plus juste : de moins en moins de personnes ont envie de le faire. Dans la famille, mouvement identique : pourquoi faire des enfants, pourquoi imposer une autorité, laissons-faire… La décadence gagne les esprits et gagne du terrain par cette sorte de relativisme. Beaucoup de femmes se plaignent de ne plus avoir d’hommes pour compagnons. Il faudrait déjà qu’elles les laissent respirer un peu, et par exemple, les autoriser à cultiver leurs boys clubs.
Sur le terrain sportif, la compétition au rabais a quand même des conséquences visibles. Les niveaux entre femmes sont gigantesques. Là où les équipes d’hommes finissent toutes par se valoir, ce qui augmente l’intérêt de la compétition, quand il n’y a pas de dopage ou de corruption, les hiérarchies entre équipes de femmes sont sans borne. Les meilleures écrasent les autres jusqu’à tuer la compétition. Les scores fleuves sont légion dans le sport féminin, beaucoup moins dans l’élite masculine. Pour les équipes d’hommes, le nivellement est tout juste empêché par les joueurs exceptionnels qui accomplissent des exploits. Une femme exceptionnelle ne sera pas mise en relief par un tel environnement difficile pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas. Et pour cause, cette joueuse exceptionnelle est elle-même une pâle copie de son collatéral masculin.
Je ne suis pas spécialement pour interdire le sport féminin, mais pour le remettre à sa juste place, c’est à dire une velléité hystérique ou déviante de faire comme un homme. Il y a bien d’autres moyens pour une femme d’entretenir son corps, par la danse je l’ai déjà dit, la gymnastique, la course (pour peu qu’elle ne soit pas transformée en exhibitionnisme) etc… Les femmes hystériques ou à tendance déviante, ont le droit de regretter de ne pas être des hommes, et de faire semblant d’en être. De là à les promouvoir dans le mince espoir de regonfler leur orgueil… Il y a des miséricordes dont toute la société, et peut-être même les individus, se passeraient bien.
Car subrepticement, le sport féminin détruit toute notion de compétition. Il abaisse le niveau et l’esprit sportif. Il détruit l’intérêt pour la culture masculine et tire vers le bas toute la société. Si des pères n’ont pas fait leur travail en valorisant leurs filles en tant que filles, toute la société n’a pas à en subir les conséquences. Les complexes de castration mal résolus féminin polluent la société. Une société saine, sait les mettre à l’écart, en les prenant pour ce qu’ils sont. Et si cette société n’a pas à interdire sport féminin, elle n’a pas à le promouvoir non plus, plutôt à le regarder comme un mal nécessaire de filles mal éduquées par leurs pères, et qui tentent maladroitement de se rapprocher des hommes.
Voilà aussi pourquoi les abus sont récurrents dans le sport féminin. Les femmes ont besoin d’hommes pour progresser. La mixité introduit l’ambiguïté, surtout dans des milieux où il faut de la testostérone… De plus, les femmes qui fréquentent ces milieux là, souvent en perte de repères, participent à l’ambiguïté. Le dérapage a lieu sur un malentendu. Dans tous les clubs que j’ai fréquentés, j’ai vu les entraîneurs sortir avec une de leurs joueuses. L’entraîneur représente au choix le père ou l’homme de pouvoir attirant, même pour le plus niais de ceux-là. Le mélange des genres se transforme en abus quand la femme s’aperçoit que son partenaire ne vivait pas une histoire d’amour mais de baise, car décidément les hommes ont une compétence particulière pour distinguer leurs engagements de leurs histoires de cul. Et ces femmes qui ne sont pas si niaises qu’elles paraissent, ont cru pouvoir en profiter. Seulement, « La maison s’est construite sur du sable, la tempête est venue, et le vent a tout emporté ».
La société paie doublement cher, judiciairement, mais aussi par l’image désastreuse des hommes qui est véhiculée suite à ce genre d’histoires. Et les hommes à la mauvaise image, toujours moins solides, génèrent des filles toujours moins stables, qui ont besoin toujours plus de cette mixité inappropriée. Les féministes font pression pour éduquer les hommes contre leur nature. Elles nous donnent à fréquenter des féminisés, ou des pervers.
Les filles ont besoin d’être soutenues, valorisées et de s’épanouir. Leur père doit gérer ce besoin. Il peut le faire en les encourageant à faire du sport, peut-être, mais il doit leur interdire fermement de s’identifier à un homme, à eux-mêmes surtout, en plaquant sur elles ses valeurs compétitives. Ces filles là ont une mère également, dans laquelle le père doit reconnaître quelqu’un de précieux pour lui. La proximité entre un père et sa fille n’est pas néfaste pour peu qu’elle apprenne à la fille une sorte de modus vivendi avec les hommes, ce que recherchent la plupart de filles qui cherchent la présence des hommes. Au-delà, l’excès devient déviance ridicule et inappropriée, pour les êtres et pour la société. En cela, la promotion du sport de compétition féminin doit avoir des limites.


J'y t'envoie une lettrinfo par saison
Laisser un commentaire